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Fév 01

Débuter un potager : préparer le terrain (3/4)

L’emplacement du potager est maintenant défini, son plan est sur papier, il faut maintenant passer aux choses sérieuses. Les grands travaux commencent et, avant de réaliser votre potager, il vous faut préparer convenablement le terrain.

 

Implanter un arrosage automatique

Si vous souhaitez implanter un arrosage automatique, c’est maintenant. Il s’agit d’un investissement assez important mais très utile. En guise d’exemple, une petite expérience personnelle. Pour un arrosage efficace de mes 8 planches de culture, je compte environ 1 à 2 heures (pluie fine pour les semis, arrosage conséquent pour les exigeantes en eau, remplissage des réserves à tomates, allers retours à l’arrosoir, …). En ce moment, je n’arrose qu’une fois par semaine à peu près (le paillage y étant pour beaucoup et le temps aussi). Toutefois, l’été cela peut vite devenir une tâche quotidienne et donc, une corvée. Un coup à s’en dégouter de jardiner, quel dommage. Si mon expérience des carrés se révèlent concluante cette année (c’est bien parti), j’investirai sans aucun doute dans un arrosage automatique. J’y reviendrai alors.

Pour revenir au sujet donc, c’est avant de commencer tous les travaux que vous devez mettre en place l’arrosage automatique. Commencez par placer votre cuve réserve d’eau si vous en avez une. Le mieux étant de l’enterrer pour gagner de la place. A défaut, placez la dans un endroit ombragé pour limiter le développement d’algues. Creusez ensuite les tranchées pour y faire circuler vos tuyaux et ainsi lier votre réserve (ou robinet) aux zones à cultiver. Essayez de limiter au maximum les raccords, zones de fragilité.

Pour ma part, je conseille de placer le réseau permanent (enterré) dans les allées et de faire réapparaître les buses en bordure de zones cultivées, l’arrosage des parcelles se faisant alors par un réseau temporaire et extérieur (à retirer l’hiver). Vous risquerez moins de taper dedans par exemple lors du travail du sol.

Sur le schéma suivant (pardonnez sa médiocrité, je l’ai fait très rapidement sous powerpoint mais j’ai vu sur le blog de Loïc qu’il utilisait Google SketchUp qui m’a l’air très utile pour ce genre de choses), on peut par exemple voir, en noir, le réseau enterré et en bleu le réseau aérien. Par la suite, des tuyaux poreux, gouttes à gouttes, peuvent se rajouter pour irriguer les parcelles.

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Préparer le sol

Ce travail sera très différent selon que vous ayez choisi une méthode de culture surélevée ou non et selon que vous partiez d’un terrain en friche, d’une ancienne pelouse ou autre.

Pour commencer à préparer votre sol il vous faudra d’abord retirer la végétation déjà en place. De nombreuses méthodes existent, j’en « détaillerais » deux (si vous souhaitez faire part de vos méthodes, vos commentaires sont les bienvenus !) :

La méthode des cartons. Elle consiste a étaler de nombreux carton sur la surface de votre potager. La végétation sera alors privée de lumière et finira par étouffer. Non perturbatrice du sol, cette méthode est très efficace, peu fatigante, mais il ne faut pas être pressé.

– Le désherbage mécanique. Dans un premier temps, vous retirerez le plus gros en tondant, fauchant, … Ensuite, vous enfouirez le reste des végétaux. Le sol, et sa microfaune seront très perturbés, cependant c’est la seule solution pour obtenir rapidement une terre vierge de végétaux sauvages et aérée.

Bien entendu, le désherbage chimique je ne veux pas en entendre parler…

Ce désherbage est nécessaire quelque soit la méthode de culture choisie. En revanche, les travaux suivants sont a effectuer uniquement pour une culture non surélevée puisque la construction de carrés permet d’y remédier.

Si votre sol est en pente, il vous faudra le reniveler afin d’éviter de limiter le ruissellement de l’eau et des zones potagères trop sèches (en haut de pente) ou trop humides (en bas de pente).

Terminez par analyser votre sol afin d’effectuer les amendements nécessaires à une culture potagère de qualité (chaulage, addition de sable, terreau, compost, ….).

 

A la fin de ce dur labeur vous devrez donc avoir une surface prête a accueillir vos aménagements potagers sans que vous ayez a retoucher à votre sol. Ce qui est très appréciable.

 

Allez courage, plus qu’une seule étape et vous serez l’heureux propriétaire d’un beau potager, promesse de magnifiques récoltes !

Débuter un potager : taille et emplacement (1/4)

Débuter un potager : concevoir le potager (2/4)

Débuter un potager : implanter le potager (4/4)

1 commentaire

  1. fab77

    Quand j’ai débuté le potager,le jardin était une jachère,pas de mauvaise herbe mais un genre de ray grass assez haut,on oblige aux agriculteurs de semer ce genre de plantes dans leur jachère. Il m’a bien aidé car il a passé la charrue qu’il utilise pour les champs, ensuite j’ai du enlever toutes les racines et pierres et des 1/2 parpaings que je trouvais parfois et à la main(j’en ai encore mal au dos),ensuite passage du motoculteur et ensuite un outil qu’il utilise pour niveler le sol au moment des semis dans les champs,je pense avoir mis 2 mois pour le préparer entre çà et la confection des allées.

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