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Mar 16

Comment s’en sortir avec un petit potager : optimiser l’occupation de l’espace (1/3)

Nous, jardiniers, ne sommes pas égaux devant le potager. Certains d’entre nous, citadins en général, n’avons qu’un balcon à cultiver alors que d’autres ont la chance de posséder leur propre lopin de terre. Et parmi ces derniers, certains jouent sur un terrain de foot alors que d’autres doivent se contenter de quelques mètres carré, surtout lorsque l’on commence un nouveau potager. Alors pour ceux-là, est-ce possible de bien mener son petit potager et parvenir à obtenir tout de même de belles récoltes?  Rassurez-vous, avec un peu de savoir-faire (mais qui s’acquière vite) c’est amplement faisable ! Pour vous en convaincre, je vous ai concocté cet article avec une surprise à la fin ! Lisez tout !!

 

Mon exemple personnel

Je vous l’avais annoncé, en 2013 j’ai déménagé et j’ai maintenant un tout petit lopin de terre à cultiver. J’étais un peu désespéré, moi qui avait toujours fait mumuse dans un grand potager me voilà devant…. A peine 20m² engazonnés.

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Passée cette déception, j’ai compris qu’il allait falloir que je revois ma façon de jardiner pour obtenir quand même de quoi manger des légumes frais du potager régulièrement (je remercie d’ailleurs tous ceux qui m’avaient encouragé et donné de précieux conseils). Première étape : transformer la pelouse en potager. Du moins, pas tout car il fallait quand même garder de l’espace pour les transats et le barbecue ! Donc, j’ai fait une première planche, pour essayer. Ses dimensions? 2,80mx1,10m.

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Astronomique ce potager, je vous avais prévenu ! J’ai dû donc rivaliser d’astuces pour faire quelque chose là dessus. Et au final, je pense m’en être bien sorti. En vrac, j’ai récolté : des courgettes, des tomates, des choux raves, des radis, des haricots, des betteraves, des navets, des carottes, des poirées, des concombres, des fraises, des aromates, et j’en oublie.

Potager_de_ville

 

Alors, vous voyez qu’il ne faut pas désespérer =). Du coup, cette année, ragaillardi par cette expérience j’ai mis en place une nouvelle planche de 4mx0,80m. Après celle là, c’est fini, plus de place ! Sauf pour le barbecue et les transats toujours, faut pas déconner !

 

Petit potager, mais bien ordonné dans le temps !

Alors, pour que vous aussi propriétaires de petits potagers ayez la chance de bénéficier de belles récoltes j’ai décidé de vous aider et vous faire part de mon expérience (sa seigneurie est trop bonne). Première chose à faire : s’organiser. Ne passez pas votre chemin si vous êtes du genre bordélique, je ne suis pas un modèle d’organisation et pourtant j’y arrive là (je crois du moins, non?).

Avant, je semais ce que j’avais sans compter et par rafales. Je trouvais toujours où tout caser. Ce qui donnait un potager avec beaucoup de place perdue à certaines périodes et bourré à craquer à d’autres. Ici, ce n’était pas envisageable. Premier travail : semer et planter juste ce qu’il faut à des périodes opportunes ! Je m’explique.

Dans mon grand potager, il m’arrivait souvent de commencer à planter mes laitues que début mai et du coup j’en mettais un peu partout (si si je vous dis, le fait d’en mettre plus ça permet de rattraper le retard. Oui, bon avec le recul peut être pas en fait). Arrivait ensuite la mi-mai, les laitues avaient commencé à grossir mais pas assez pour être mangées. Et à ce moment, j’arrivais avec mes grands sabots et mes tomates que je voulais mettre… Bah oui, là où il y avait encore ces *%$^*! de laitues. Bah elle est belle tiens la planification que j’avais faite. Heureusement, le potager permettait de placer ces tomates ailleurs.

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Dans mon petit potager, pas possible. Alors pour reprendre le même exemple, je mets maintenant mes laitues début avril ce qui fait qu’à la mi-mai la place est libérée pour les tomates (1 mois et demi est suffisant pour obtenir des laitues d’une taille qui me convienne, comptez deux mois si vous souhaitez de grosses laitues). Youhou, j’ai eu l’impression d’être un génie quand j’ai compris que pour obtenir les mêmes récoltes il m’avait fallu deux fois moins de place. Et des exemples comme cela, il y en a des tas ! Alors bien sûr, ça implique de connaitre les temps de croissance des différents légumes. Et pour ça, la surprise de la fin de l’article vous sera plus qu’utile, je dirais même indispensable !

 

Petit potager, mais bien ordonné dans l’espace !

Maintenant que je m’organise dans le temps, on part dans l’espace. Encore un point sur lequel je pouvais grandement m’améliorer. Nous avons trop à l’esprit ces potagers rigides où les laitues vont là, les radis ici et les betteraves là-bas (ces exemples ont été pris au hasard, je prierai à ces légumes de ne pas se sentir offusqués). Et pourquoi ne pas mélanger tout ça après tout? C’est beau la mixité, non? Et puis, surtout c’est utile.

Le fait d’attribuer des parcelles entières, à un type de légumes seulement, bien séparé d’un autre, fait perdre énormément d’espace. Et ça, de nombreux jardiniers l’ont vite compris en mettant au point le concept de culture intercalaire. Derrière cette dénomination un peu obscure se cache en réalité, une pratique toute simple qui consiste à intercaler des légumes entre les lignes d’une autre culture. Ca, ça fait longtemps que je le fais avec mes choux par exemple. Les choux au début c’est petit et après c’est très gros donc on espace beaucoup les plants ! Mais pour en arriver là, il faut du temps et tant qu’ils sont petits, il reste beaucoup d’espace libre. Du coup, j’avais pris l’habitude de planter des salades (laitues, chicorées ou mesclun) dans les intervalles. Le temps qu’elles arrivent à maturité, les choux prenaient le temps de pousser et après la cueillette des salades, ils occupaient la majeure partie de l’espace. A nouveau, la même quantité de récoltes sur un espace quasiment deux fois moins important !

Je dois encore m’améliorer sur cette technique car je ne suis pas au fait de toutes les associations entre légumes qui fonctionnent bien mais j’ai maintenant les clés pour y arriver !

 

Maintenant, la surprise pour que nous puissions tous être fiers de nos petits potagers

En effet, j’ai les clés pour y arriver grâce à Nicolas que vous connaissez peut être avec l’excellent ouvrage Anti-mildiou. Et bien le génial potagiste à encore frappé avec un nouvel opus auquel j’ai eu accès en avant première ! (Oh la chance). Dans ce livre, Nicolas nous détaille une méthode en plusieurs points qui nous permettront d’obtenir de grosses récoltes sur de petits espaces.

Au menu, et parmi bien d’autres, on trouve :

  • Toutes les explications pour revoir sa façon d’espacer et d’associer les légumes
  • Des exemples concrets d’associations qui marchent
  • Un tableau récapitulant les distances de plantations
  • Un tableau récapitulant les temps de croissance des différents légumes (tiens, pratique ça pour l’organisation dans le temps dont je vous parlais plus haut =) )
  • Et beaucoup d’autres choses dont j’aurais l’occasion de vous reparler !

Le livre est vendu à 19€ et il les vaut amplement.  Combien j’ai vu de livres à ce prix (et même plus) qui au final ne nous apprennent rien. Ici, de pages en pages on apprend énormément et surtout c’est très facilement applicable à nos potagers car ils sont tirés d’exemples réels que Nicolas maitrise parfaitement. Exemples très précis et très complets, richement illustrés, j’ai l’impression qu’il ne me manque plus rien pour avoir une organisation optimale cette année dans mon petit potager ! Personnellement, j’ai adoré et je l’ai dévoré ! Je ne doute pas qu’il deviendra votre livre de chevet.

Pour en savoir plus sur le livre, et pour vous le procurer, je vous invite à cliquer sur l’image suivante =). Dépêchez vous pour profiter de la promotion de lancement !

 

 

Bon jardinage à tous dans vos petits potagers ! Le mien m’appelle depuis tout à l’heure et je ne peux l’ignorer plus longtemps !

 

 

6 commentaires

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  1. Lillycat

    Bonjour Romain,

    Je suis très surprise de savoir que tu avais déménagé. J’en étais restée avec les photos de tes tomates sous serre, les dizaines de semis que tu faisais et ta « mégaorganisation » de plantations. J’espère que le changement n’est pas trop rude! D’un autre côté, tu vas être obligé de faire preuve d’une imagination débordante et d’une grande capacité d’adaptation, tout bénéf pour nous qui profiterons de tes expériences!
    Petite question du lundi : A quel moment me conseillerais-tu de replanter mes fraises en pleine terre (arrivées racines nues de chez BG et déjà + de 10 cm et plein de feuilles en 18 jours!!!!) Elles attendent pour l’instant à l’abri sur le balcon en pot individuel. Toujours des gelées le matin chez nous alors j’hésite.
    Bonne semaine et bon jardinage
    Lillycat

    1. Romain
      Romain

      Salut !

      J’ai déménagé oui mais j’ai gardé mon ancien potager :). Il est juste un peu plus loin donc ça demande de l’organisation pour avoir un beau potager sans une attention constante. Et puis, je joue beaucoup dans le jardin partagé de ma commune aussi donc je ne suis pas à plaindre.

      Si les gelées sont faibles (entre -5°C et 0°C) tu peux les mettre en terre maintenant sous protection (tunnel, voile, …). Le soleil de la journée suffira à contrebalancer l’effet des gelées de la nuit. Le risque est que si tu les gardes trop longtemps hors sol tu vas les épuiser et ils ne repartiront que difficilement. Penses à praliner tes racines avant la mise en terre (tu fais un mélange de terreau, terre du jardin et beaucoup d’eau pour avoir une boue épaisse dans laquelle tu trempes les racines). Ca va aider à la reprise.

      Bon jardinage et à bientôt,
      Romain.

      1. Lillycat

        Hello Romain,
        A vrai dire, je pensais les replanter avec la terre autour des racines, cad sans les « déraciner » de leur pot individuel pour ne pas les abîmer; je n’avais pas pensé à ta solution.
        Par ailleurs, as-tu d’autres conseils pour la terre (comme je bâche le sol à la plantation pour 3 ans à cause du liseron.) J’avais pensé à de l’or brun. Je n’en ai jamais utilisé jusqu’à présent. En mélange dans la terre ou dans le trou de plantation? Ou autre chose de « naturel ».
        En espérant ne pas trop te casser les pieds
        Merci d’avance
        Lillycat

        1. Romain
          Romain

          En effet, j’avais pas fait attention que tu les avais mis en godets. Alors dans ce cas, non ne les déracine pas. Tu peux mettre de l’or brun oui, c’est une excellente marque. A mettre au moment de la plantation mais ne surdose pas surtout!

          C’est un plaisir d’aider :)

          A bientôt,
          Romain.

  2. MISS MM

    Bonjour,
    Mon potager n’est pas très grand non plus (il faudra que je le mesure d’ailleurs, par curiosité). J’ai pris l’habitude de mettre des « petites » cultures entre les « grandes » : salades ou radis entre les tomates par exemple. Je laisse aussi les plantes qui poussent de semis spontanés (tomates, fenouil, potirons) et en général, ce sont elles qui donnent le mieux. J’essaie de faire des rotations de cultures. De mettre des fleurs, pour les insectes et pour que ça soit joli . Je ne « remue » pas la terre, mais tente de l’enrichir. Mais il y a certainement des choses à améliorer pour de meilleures récoltes. C’est ça qui est passionnant dans le jardinage, rien n’est figé. On peut toujours s’améliorer, avoir de bonnes ou de moins bonnes surprises. Une véritable aventure quoi !
    Du coup, ton petit jardin plus ton grand, ça doit bien t’occuper.
    Bon vendredi.
    MISS MM Articles récents…Les fleurs du jardin et un pauvre lilasMy Profile

    1. Romain
      Romain

      Bonjour,

      Tes pratiques sont déjà très bonnes ! Associations, travail limité du sol, fertilisation, … Que du bon :). Mais, comme toi, je trouve que l’on parvient toujours à s’améliorer et c’est en ça que l’échange entre jardiniers est passionnant !

      Mes 2 potagers m’occupent bien oui, mais c’est un vrai plaisir et avec un peu d’organisation je m’en sors assez facilement !

      A bientôt,
      Romain.

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