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Oct 23

Tailler ou ne pas tailler ses tomates, retour d’expérience

AnanasUne grande question que voilà ! La taille des tomates, certains en sont convaincus, d’autres ne veulent pas en entendre parler. Moi de mon côté, je n’avais jamais été très rigoureux là dessus. Quand, j’y pensais ou que vraiment un plant de tomates devenait trop envahissant, je taillais un peu. Et puis, j’ai eu ce nouveau jardin dans lequel j’ai voulu essayer un petit potager pour voir ce qu’il est possible de cultiver en espace réduit. Autre contrainte, les cultures étant hors serre, il me fallait les hâter au maximum. Et justement, il me semblait avoir retenu d’anciennes lectures que la taille des tomates était un bon moyen d’obtenir des récoltes un peu plus précoces et de gagner de la place sans trop perdre en productivité. J’ai donc tenté l’expérience.

 

L’expérience

Attention ! Avant de m’attirer les foudres des plus rigoureux d’entre vous, je préfère être clair sur un point : ces résultats ne sont pas à prendre au pied de la lettre mais constituent plus une piste de réflexion pour la suite. En effet, je n’ai pas pu expérimenter suffisamment en détail pour tirer des conclusions irréfutables (plusieurs variétés, plusieurs plants de chaque, plusieurs tailles, dans plusieurs régions, …). Très contraint par la place limitée, je n’ai pu comparer que deux plants mais pour lesquels j’ai tenté de faire au mieux :

  • Les deux plants étaient de la variété Ananas
  • J’ai réalisé moi même les semis et dans des conditions identiques
  • Les deux plants sont issus du même lot de graines
  • Les plants ont été mis en terre à la même date, dans les mêmes conditions et ils avaient alors des caractéristiques identiques (taille, développement racinaire, …)
  • Un plant est laissé complètement libre et n’est pas du tout taillé (hormis la taille de fin de saison pour aider les derniers fruits à mûrir)
  • L’autre plant était destiné à être taillé sur une tige (retrait systématique de tous les gourmands) mais lorsqu’une fourche est apparue (deux tiges de même grosseur), je n’ai pas eu le coeur de retirer l’une des branches. La taille est donc intermédiaire à celle sur une tige et celle sur deux tiges.

 

Résultats de la taille vs. non taille des plants de tomates

Pour la comparaison, j’ai évalué plusieurs critères. J’espère avoir été suffisamment exhaustif pour permettre une bonne comparaison. Ces critères sont en grande partie des exigences personnelles pour me permettre de cultiver en espace réduit tout en ayant de belles productions. Pour chaque critère, en rouge ce sont les résultats obtenus sur le plant taillé (photo à gauche) tandis qu’en bleu figure les résultats du plant non taillé (à droite).

Taille tomate

  • Précocité du premier fruit : identique (seulement plus précoce de deux jours chez le non taillé), je n’ai plus les dates exactes
  • Précocité de l’ensemble : l’ensemble des fruits sont arrivés à maturité ; 4 tomates encore vertes à l’arrachage
  • Nombre de tomates (hors vertes) : 15 ; 9
  • Poids moyen des tomates (hors vertes) : 237,4g ; 272g
  • Poids de la plus petite tomate (hors vertes) : 138g ; 144g
  • Poids de la plus grosse tomate (hors vertes) : 467g ; 488g
  • Poids total de la production (hors vertes) : 3,561kg ; 2,448kg
  • Goût : identique
  • Résistance aux maladies : identique, non touchées
  • Taille du plant : un peu plus de 2m ; environ 1m
  • Surface nécessaire (approximative) : 50cm² , 1m²

J’ajouterai aussi quelque chose de non quantifiable, la praticité. Il est beaucoup plus facile d’intervenir sur les plants taillés que ce soit pour la récolte ou les traitements préventifs (vaporisation de bicarbonate de soude).

 

Conclusion

Même si je n’ai pas retrouvé tous les atouts que l’on attribue à la taille des plants de tomates (plus gros fruits, plus précoces), je pense que dorénavant je taillerai mes plants. La place gagnée est vraiment importante, la production supérieure et il est plus facile de surveiller et d’intervenir sur ces plants. Des points essentiels pour moi ! Bon encore une fois, ces résultats ne sont pas irréfutables, ils ne concernent qu’une toute petite expérience. Donc j’en appelle à vous pour savoir si vous avez déjà expérimenté la taille (et laquelle) ou la non taille et quelles en sont vos conclusions? L’année prochaine, je m’intéresserai plus aux différentes tailles possibles (une tige, deux tiges, à l’algérienne, …). Et si vraiment j’en ai le courage, je me pencherai aussi sur une autre technique de la culture des tomates : l’effeuillage.

 

S’il vous plait, si vous avez déjà comparé des plants non taillés à des plants taillés, pouvez vous faire part de vos observations? Et pour l’effeuillage? Un simple petit commentaire aidera beaucoup de personnes à se décider ! Merci d’avance à vous =)

34 commentaires

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  1. jardingue

    bon je ne vais pas te foudroyer sur place pour la méthode »scientifique »
    juste un petit éclair..
    contre un mur la situation est particulière et plus favorable a la taille puisqu’on utilise mieux la hauteur et peut être la chaleur accumulée dans le mur;
    un jour j’ai arrêté de tailler je ne suis jamais revenu en arrière,moins de travail, moins de plants necessares ,récolte au moins aussi abondante,moins de coup de soleil,pas de fruits hypertrophiées et farineux.
    mais il me semble qu’il faut utiliser des cages pour que la végétation s »étage naturellement(cylindre de grillage a maille de 15 cm,treillis soudé..etc….)
    cette année je les ai laissé s’étaler sur des cagettes et ça a été un peu la cata…jungle impénétrable

    1. Romain
      Romain

      Salut Vincent,

      C’est ce que je dis oui et c’est bien pour cela qu’il faudrait répéter le test dans d’autres conditions, d’autres années avec des conditions météo différentes, etc. Ce qui m’a vraiment convaincu de tailler l’année prochaine, c’est le ratio production/surface occupée. Mais peut être que l’année prochaine, les résultats seront différents et j’en arriverai aux mêmes conclusions que toi.

      En tout cas, merci d’avoir partagé ton expérience. Comme quoi, il n’y aura jamais qu’une seule manière de jardiner ! Sinon pour tes cages, je suis tombé sur un truc en me baladant dans les magasins de bricolage qui ont retenu mon attention et me disant que cela pourrait être bien utile pour les tomates. C’est du chaînage carré (genre fers à béton assemblé en pilier). Je crois que j’avais calculé rapidement un coût de revient d’environ 4 € pour une cage de 2 m de haut.

      A bientôt,
      Romain.

      1. jardingue

        c’est vrais il y a autant de jardin différent que de jardinier
        pour le fer a béton en cage 2m de haut c’est trop mais on peut couper,quel est le diamètre?je suis pour 60 a 75cm voire plus selon la vigueur ,
        j’utilise aussi du treillis soudé pour chape en maille de 20 que je coupe et plie en U

        1. Romain
          Romain

          C’était vendu en pilier de 6 m donc tu peux couper en plus petit oui ! Pour la dimension c’était 40 cm et c’était déjà marqué grand modèle donc pas sûr que ça aille jusque 75 cm… A vrai dire, j’étais allé pour le treillis soudé pour un filet à ramer plus durable.

    2. Peat

      Bonjour à tous
      Articles et commentaires très intéressants !
      J’ai, pour la première fois en 20 ans de cultures de tomates, expérimenté la non-taille .
      J’ai très vite déchanté, car, malgré l’espacement d’1m mini ., c’est très vite devenu la jungle, tiges et feuilles en tous sens.
      Enormément de fruits mûris tardivement dans toutes les variétés. Précoces où tardifs tout est venu en même temps.
      Les fruits les plus bas, plus gros que d’habitude sur les variétés déjà faites ( ?) ont été posés sur des cagettes, les grappes plus hautes , trop lourdes cassaient leurs tiges.
      Puis, quand la pluie et le mildiou ( culture plein jardin ) ont fait leur apparition, début septembre, j’ai eu beau traiter à la prêle, au bicarbonate et même à la B.B, rien n’y a fait, tout est parti en 15 jours !

      Je reprendrais ma pratique habituelle : enlever les gourmands très jeunes et laisser deux branches maxi.
      Voilà pour moi.
      Bon potager 2014 à tous.

      Peat

      1. Romain
        Romain

        Bonjour Peat,

        Merci pour votre témoignage. Les avis divergent vraiment, difficile de se faire une idée tranchée. L’année prochaine je voudrais faire un test à une échelle un peu plus grande que mon simple jardin avec la participation des lecteurs. Il s’ agirait de cultiver quelques plants taillés et d’autres non, et de comparer différents critères. Seriez vous intéressé pour participer?

        A bientôt,
        Romain

        1. Peat

          Bonjour Romain,

          Je me dois de décliner votre proposition car , d’une part mon jardin actuel est trop petit et d’autre-part, suite à des bouleversements dans la famille, je risque fort de manquer cruellement de temps.
          Pour en finir avec la non taille, ma constatation sans discussion est tout de même une production extraordinaire mais un mûrissement bien moins rapide.
          Et, contrairement à ce que j’aurais pensé les fruits étaient bien plus gros que d’habitude. Tout aurait été parfait si les pluies n’étaient pas intervenues. Et, c’est LA PREMIERE fois que, dès fin septembre, aucun pied n’a été épargné , même dans les variétés qui, habituellement, produisaient jusqu’en fin octobre ( prune rouge, peach rouge , albenga, blue …)
          Mais ceci, en extérieur, je n’ai pas de serre.
          Bonne journée.

          1. Romain
            Romain

            Pas de soucis, je comprends bien ! Rien de bien grave j’espère.

            Bonne fin de semaine,
            Romain.

  2. Madorre

    Bonsoir Romain,
    Il est vrai que cette question du taillage des tomates se posent souvent ^^ Cette année, je les ai toutes taillé et débarrassé des gourmands sauf quelques unes issues de semis et que je ne voulais pas « éliminer » ;) Je les ai donc mises dans un coin du potager et laissé se débrouiller d’elles-mêmes, sans taillage. Elles ont fait beaucoup de fruits mais malheureusement, presque aucuns n’a mûris, contrairement aux autres plants de tomates. Bref, j’arrive au même conclusion que toi ! D’autant plus que nous avons eu la visite de M. Mildiou et je pense que le fait que le plant soit « aéré » limite ( un peu ^^ ) sa propagation. Enfin, la petite taille à la fin de la saison pour les faire mûrir :)

    Bonne soirée,
    Madorre
    Madorre Articles récents…Tour d’horizon des récoltes de MadorreMy Profile

    1. Romain
      Romain

      Bonsoir !

      Et bien, les avis sont vraiment partagés. Je pense aussi que la taille limite l’émergence du mildiou (notamment par le fait que les plants soient plus aérés) mais surtout il est plus facile de déceler un début de mildiou et donc d’intervenir !

      Merci de partager ton expérience toi aussi !

      A bientôt,
      Romain.

  3. bruno

    Pour ma part, je ne taille pas…mais pour une autre raison, depuis adolescent durant 1 mois ayant bossé chez un maraîcher dans une serre consacrée aux tomates, j’ai développé une petite allergie à l’odeur des pieds.
    bruno Articles récents…Réussir sa première plantation de bubles de tulipes dans un terrain argileuxMy Profile

    1. Romain
      Romain

      Bonjour,

      Zut pour cette allergie, elle ne vous pose pas de problèmes pour la consommation de tomates?

      Bonne soirée,
      Romain.

      1. bruno

        non pas de soucis ;) , c’est juste l’odeur des tiges qui m’indispose fortement
        bruno Articles récents…Qu’est ce que le paillage ?My Profile

  4. Nicolas de PotagerDurable

    Salut Romain,

    15 tomates Ananas sur un seul pied ! Je suis jaloux ;)
    Sinon, je suis un peu surpris qu’il y ait eu moins de fruits sur le pied non taillé. D’habitude, c’est plutôt le contraire !

    Bonne continuation,
    Nicolas
    Nicolas de PotagerDurable Articles récents…Mon palmarès des tomates 2013My Profile

    1. Romain
      Romain

      Salut Nicolas,

      Je n’ai que très rarement eu de tels rendements ! Mais il faut dire que malgré le printemps maussade, 2013 était finalement une bonne année à tomates !

      Comme toi, je pensais obtenir moins de fruits en taillant mais de plus gros calibre. Finalement, il n’en est rien. Expérience à reconduire donc :) Si tu veux la faire de ton côté également, tes résultats seront très attendus ;)

      A très bientôt,
      Romain.

  5. Gilles

    Salut Romain,

    Pas de foudre, mais quelques remarques si tu permets :

    Comme tu le précises, une expérience menée sur 2 pieds ne peut permettre une quelconque interprétation. 2 pieds de la même variété cultivés exactement dans les mêmes conditions peuvent avoir un développement et des rendements très différents (gênes ?, blocage au niveau du sol ?…) – Les graines d’un même lot ne sont d’ailleurs pas forcément issues d’une même tomate…

    Concernant le mildiou, je crois que tu as traité au bicarbonate de soude (soi-dit en passant très efficace…), l’année n’était par ailleurs pas très propice au mildiou, les températures très élevées du mois de juillet ayant eu raison des spores du champignon (du moins dans de nombreuses régions). Tu ne peux donc là non plus en tirer aucune conclusion…Par ailleurs, les plaies de taille sont des portes d’entrée du mildiou, cela est indéniable…et ma propre expérience sur quelques années est sans équivoque à ce sujet : les plants non taillés sont bien plus résistants.

    Enfin, pour ce qui est de la productivité, je m’étonne de la taille de ton pied non taillé ! Les miens sont immenses et la production est toujours de 2 à 3 fois supérieure à celle des pieds taillés. Mais, petite précision, j’y apporte une fumure plus conséquente apte à assurer un développement important de la plante…

    Amitiés,
    Gilles
    Gilles Articles récents…Intrusion massive des coccinelles dans la maisonMy Profile

    1. Romain
      Romain

      Salut Gilles,

      Bien sûr que je te permet ce commentaire, l’article était fait pour ça :).

      En effet, concernant la productivité il est vraiment impossible de tirer la moindre conclusion que ce soit. En réalité, je voulais seulement comparer les surfaces occupées selon que l’on taille ou pas. Comme je dispose d’un second potager tout petit, je me devais de trouver une méthode permettant de limiter la place car je n’arrive jamais à limiter le nombre de variétés ^^. Le fait de tailler me permettra d’avoir deux plants de chaque variété et d’avoir un meilleur brassage génétique pour ma récolte de graines. En revanche, au premier potager je pense continuer à ne pas tailler et j’essaierai de renouveler l’expérience avec plus de réplicats cette fois ci.

      Pour le mildiou, je le dis, les plants se sont comportés exactement de la même manière. Donc impossible de dire quoique ce soit sur ce point. Par contre, je ne sais pas quoi penser vis à vis de la taille et de la résistance aux maladies. Je suis d’accord que les plaies sont des portes d’entrée et affaiblissent le plant, mais le fait de ne pas tailler limite la circulation de l’air dans le plant. Bref, des pour et des contre et je crois que l’on ne trouvera jamais d’arguments indiscutables pour ça, qui plus est, ces conclusions diffèrent selon les climats. Je continue à me pencher sur la question de mon côté aussi avec un climat un peu plus humide que le tien du coup ;).

      En tout cas, je te remercie d’avoir partagé ton expérience sur la taille !

      A bientôt,
      Romain.

  6. Jean-Louis

    Bonjour Romain et bonjour à tous,
    Ma courte expérience : cette année, pour la 1ère fois, j’ai décidé de ne pas tailler contrairement aux années passées.
    Les + :
    -bien sûr un grand confort puisque pas de taille donc globalement du travail en moins
    Les – :
    -un grand fouillis de branches/feuilles spécialement pour les tomates cerises, fouillis domestiqué grâce au support torsadé et de la ficelle à rôti.
    -un traitement anti-mildiou plus complexe (tomates cerises encore). En effet vu la prolifération de la végétation, la pulvérisation (au bicarbonate de soude) est plus délicate.
    Le bilan : pas évident. Je n’ai pas fait de témoins (plants qui auraient été taillés). Seulement le sentiment d’avoir eu une production plus faible mais, attention, j’aurais, peut-être, eu la même chose avec des plants taillés.
    Pour plus ou moins de mildiou, impossible de dire car je testais le bicarbonate pour la 1ère fois également. Ceci dit le traitement au bicarbonate semble efficace sauf en fin de saison avec pluie fréquente.

    1. Romain
      Romain

      Bonjour Jean Louis,

      Merci de partager également ton expérience !

      Pour ma part, si je pense adopter la taille pour mes plants de tomate dans le futur (toujours cette satanée place manquante) je ne taillerai en revanche jamais mes tomates cerise. Même si c’est vrai que ça devient vite un fouillis sans nom, les tomates cerise sont capables de produire rapidement sur ce que l’on appelle couramment les gourmands (qui n’en sont pas vraiment d’ailleurs). De plus, si l’on ne cueille les tomates que sur la tige principale, on a tôt fait de ne plus rien avoir a ramasser alors que le plant est encore bien capable de produire.

      Pour le point sur le bicarbonate contre le mildiou, je suis tout à fait d’accord avec toi! Je le testais aussi cette année et même si ce n’était guère une année à mildiou, je ne l’ai jamais vu sur mes plants alors qu’en fin de saison mes voisins étaient quand même touchés ! Enfin, une vraie bonne alternative à la bouillie bordelaise qui ne me satisfait plus? J’espère.

      A bientôt,
      Romain.

  7. Jean-Louis

    Bonjour Romain,
    Sauf erreur de ma part tu nous as proposé de participer à une expérience sur la taille des tomates pour l’année prochaine (j’espère que je ne me trompe pas de blog). Je n’arrive pas à retrouver ta proposition.
    Merci d’avance pour ta réponse.
    Cordialement

    1. Romain
      Romain

      Salut Jean Louis,

      Oui tu as raison, j’avais proposé cela mais c’était dans ma newsletter. Je prépare un article pour laisser une trace plus durable. Tu serais intéressé?

      Bonne soirée!

      1. Jean-Louis

        Merci pour ta réponse. Oui ça pourrait m’intéresser.
        Bonne soirée à tous.

  8. Pascal

    salut a toutes les Mains vertes,

    Voila des années que je teste différentes méthodes de taille, mais pas seulement, (paillage, ou pas, arrosage au pieds , au goutes a goutes ou a l’arroseur…. et je ne parle pas du traitement régulier, cette année après avoir planté mes pieds (Russe, cœur de bœuf, cerise, olivette et marmande) je n’ai pas put m’en occuper de tous, et une partie ces braves plants ont poussés sans mon intervention (pas de tuteur, pas d’arrosage, pas de taille, et pire, un lit d’herbe en dessous…

    En comparant les 2, je découvre que ceux qui ont poussé seuls sont en meilleur santé, et présentent plus de fruits, (ceux qui ont été soignés ont des fruits plus réguliers au niveau calibrage) au niveau de la maturité, ils sont a peu prés équivalents, mais le plus intéressant, c’est la différence de gout, la pousse « sauvage » est beaucoup plus gouteuse. certe ce n’est pas beau, mais je pense que je vais maintenant les laisser pousser comme des herbes folles dans les années a venir .

    1. Romain
      Romain

      Bonjour Pascal,

      C’est très intéressant ce que tu dis ! J’ai moi aussi observé un goût bien meilleur sur les tomates non arrosées depuis, je ne les arrose qu’un minimum (en pleine terre extérieur, cette année aucun arrosage pour le moment et ils sont superbes). Par contre, pour la taille, c’est essentiellement le manque de place qui me contraint à la pratiquer sinon, je suis persuadé qu’ils sont en effet plus robustes sans taille que lorsqu’on les taille.

      Et pour ce qui est de la beauté, on peut jouer sur les tuteurs ou quelques associations fleuries !

      A bientôt,
      Romain.

  9. Peat

    Bonjour à tous,
    Et bien, contrairement à l’an dernier, je taille tous mes plants tout en laissant cependant les tomates cerises un peu en  » pieuvre « . Les branches courent à l’horizontale sur du grillage à poule sur-élevé. Ce n’est pas pratique car les liserons ont vite fait de les agriper et c’est très difficile de garder le tout aéré.
    On verra .
    J’ai également des pieds en pots, tuteurés . Je constate que – mais oui, mais oui !!! – il y a des variétés fragiles et d’autres pas car, seule UNE variété me cause souci avec des feuilles jaunes , indiquant qu’elle a un manque .
    Les autres variétés ( peu cette année ) ont les feuilles bien vertes. Toutes ont eu au pied de l’ortie et de la consoude à la plantation et si les oeillets d’inde sont, à mes yeux, une légende car, avec ou sans je n’ai pas de différence en quoi que ce soit, ortie et consoude sont désormais incontournable pour moi !
    Chaque fois que je n’ai pas pris le temps d’en mettre, les feuilles ont été vite en souffrance.
    En tous cas, plus de fouillis de tomate non taillées comme l’an dernier !! quand la pluie est venue, jamais je n’avais eu une si rapide propagation du mildiou !
    Voilà pour chez moi, partagez vite, tous, vos propres expériences ….

  10. Jean-Louis

    Bonjour à tous,
    Je reviens sur la saison 2014.
    Au départ je voulais tester la taille et la non taille des tomates en parallèle. Finalement ça n’a pas marché. La pluie, le vent et (j’ose à peine l’avouer) des semis trop tôt ont tout compliqué.
    Donc : une année sans taille. Résultat : une vrai brousse qui a facilité le mildiou plus difficile à détecter et qui s’est régalé! Le traitement par pulvérisation (au bicarbonate) est beaucoup plus compliqué.
    Conclusion personnelle: pour 2015 je taillerai tous mes plants sauf les tomates cerises.

    1. Romain
      Romain

      Salut Jean Louis,

      Idem ma comparaison est tombée à l’eau à cause de la grêle qui a haché menu mes petits plants qui ne s’en sont jamais remis. Je pars également une taille systématique cette année, sous serre. En espérant que cela réussisse, j’ai de belles variétés à tester !

      A bientôt,
      Romain.

  11. Danielle

    Bonjour à tous ,
    Pour ma part, convaincue du bienfait de la non-taille , j’ai aussi opté pour celle-ci en 2014.
    Mes plants n’étaient pas planté serrés mais, lorsque les tiges non-supprimées ont poussé, je me suis aussi retrouvé avec une jungle bien touffue et impossible à tuteurer comme il faut ….
    Certes, beaucoup de tomates et parfois énormes mais, le goût n’y était pas pour les variétés habituellement parfumées.
    Je ferai donc comme Jean-Louis pour 2015 : suppression des gourmands mais, lorsqu’ils sont encore tout petits et plants à + 2 tiges maximum pour laisser l’air et le soleil passer.
    Comme pour Jean-Louis, c’est bien la première fois que les maladies ont emporté si vite tous mes plants ! … des fin Août , y compris les variétés qui résistaient parfois jusque fin octobre !
    Ce qui m’a étonné , c’est que, contrairement aux fruitiers, le fait de laisser pousser à l’envie donne beaucoup de tomates et grosses. Dommage qu’elles aient-été sans goût.

    1. Romain
      Romain

      Bonjour,

      Je pense également systématiser la taille des tomates mais plus par souci de place que pour les risques de maladies. En effet, difficile de savoir si la propagation du mildiou l’année dernière était due à la non taille ou aux conditions particulièrement humides.. Idem pour le goût, les tomates ont dû être gorgées d’eau très vite. Difficile de conclure !

      Merci pour ce témoignage en tout cas !

      A bientôt,
      Romain.

  12. Pascal

    Bonjour.
    CAGES
    Je vs les recommande, fairr cylindre de grillage diam 70 cm . Avec un gros bois pr le planter solidement en terre. La plante s accrochera toute seule au gré de sa croissance.
    Attention ; grillage a tres grosses mailles si vous voulez pouvoir recolter.
    GOURMANDS ; je ne les ai pas taillés au debut -> plein de branches pour chaque pied avec des fruits. Coupés au mois de juillet aout. Fin aout, je les laisse pousser en espérant des nouvelles tardives.

  13. DUPRE

    Bonjour à tous,
    Vos commentaires sont très intéressants et instructifs.
    J’enlève les pousses qui naissent à l’aisselle des tiges. Un plant Green zébra n’a cessé de produire et de mûrir jusqu’à la fin de l’automne. Il n’a pas contracté le mildiou contrairement à d’autres. Je coupe des tiges trop invasives.
    nN fin de saison, effeuillage.
    Que proposez-vous pour limiter l’entrée du mildiou sur les plaies de taille? Ne pourrait-on nettoyer la plaie avec un peu de bouillie bordelaise en poudre, ou du soufre, ou purin d’ortie ou bicarbonate ? J’ai une amie qui nettoie à l’alcool à 60°!! Elle n’a en général pas ou peu de mildiou ( plants pas couverts).
    Catherine ( région du Val de Saône )

    1. Romain
      Romain

      Bonsoir,

      Sous ma serre, je pratique systématiquement la taille et je n’ai jamais de mildiou même en fin de saison. Je ne mets rien sur les plaies, mais je n’y mettrais surtout pas de bouillie bordelaise. Pourquoi pas un peu de bicarbonate, mais je ne suis même pas sûr que cela soit utile.

      Quoiqu’il en soit, si chez vous vous n’avez pas de soucis en taillant, continuez ainsi :)

      A bientôt,
      Romain

  14. Marie

    Bonjour Romain, l’expérience concerne les gourmands si je comprend bien. Qu’en est-il de la limite en hauteur des plants? Selon les variétés certaines se limitent d’elles-mêmes, d’autres poussent comme des lianes, c’est intéressant de lire sur les blogs russes (de grands fans des tomates) qu’ils en tiennent compte (et indiqué sur les sachets)… étant novice, ce n’est pas facile de s’y retrouver et j’apprécie bien ton appel aux expériences. Comme je le disais dans un autre comm. j’envisageais de deplacer en terrasse des plants démarrés sous serre en pot mais je me suis fait piéger par leur taille gigantesque (en hauteur, car j’egourmandais) qu’aucun tuteur dans le pot n’aurais retenu, j’ai du attacher les avec des ficelles aux armatures pour que le pot ne se renverse pas par desequilibre. J’aurais du limiter la hauteur, mais comment et quelles auraient ete les conséquences? Merci encore. Marie

    1. Romain
      Romain

      Bonjour Marie,

      Pour la hauteur des plants, en effet certaines variétés vont cesser de croitre une fois une certaine taille atteinte. Sous nos climats, il est souvent utile de pincer l’extrémité du plant en fin de saison pour l’empêcher de grandir encore et qu’il puisse allouer toutes ses ressources à faire mûrir les dernières tomates. De toute façon, les nouvelles fleurs apparaissant en septembre ne parviendrait pas à produire des tomates mûres avant la fin de la saison. Sous serre, je pince dès que mes plants atteignent le plafond pour des raisons purement techniques :). En extérieur, elles peuvent croitre autant qu’elles veulent jusqu’à la mi septembre !

      Bonne saison !
      Romain

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